Editorial -

Galaxies N° 45

Voici un numéro de Galaxies bien fourni, pour commencer l’année 2017. Des nouvelles, des articles, des chroniques de lecture, et pour l’équipe un ob-jectif fixé depuis novembre : participer à l’organisation de l’édition 2018 de la Convention européenne de science-fiction, tout en fêtant cette année-là les dix ans de la reprise par l’équipe actuelle.

Notre dossier, cette fois, est consacré aux nanotechnologies. L’idée en avait été soufflée depuis déjà un long moment par une des membres de l’équipe. Mais il fallait que cela se concrétise, que cela fasse son chemin, qu’ad-viennent les rencontres et les occasions favorables. Ce fut cette fois celle de Denis Taillandier, qui avait préparé le dossier du numéro 39 sur la science-fiction japonaise. Denis avait rédigé sa thèse (présentée l’an dernier à Lyon) autour de ce thème des nanotechnologies dans la science-fiction japonaise. De là à lui demander de prendre en charge un second dossier sur ce thème, juste un an après le premier, il n’y avait qu’un pas. C’est ainsi que vous allez découvrir l’univers de l’infiniment nano, qui est déjà le nôtre, et va le devenir de plus en plus. Les nanotechnologies, c’est une nouvelle physique, un nou-veau cadre de vie, de nouvelles possibilités, une nouvelle façon de penser, de nouvelles approches, une nouvelle façon de faire et de lire de la science-fic-tion. C’est une de ces portes qui s’ouvrent, et dans lesquelles l’auteur de science-fiction s’engouffre en s’interrogeant sur les conséquences. Parfois, la porte se referme vite. Mais parfois aussi, elle révèle un autre monde. Il semble bien que cela soit ici le cas.

Autour de ce thème, beaucoup de nouvelles : la physique quantique et les nanotechnologies avec « La probabilité de sa présence » de Jean-Louis Trudel et « La source » d’Éric Lysøe (deuxième au palmarès du Prix le Bussy 2016) mais aussi des mondes pétris d’imaginaire et de poésie comme ceux que nous réservent Aliette de Bodard (« Trois tasses de deuil sous les étoiles »), Célia Chalfoun (« La route des Orsadoles ») et Grégoire Kenner (« Ophe-lia »). Elles viennent s’ajouter aux textes de Hirotaka Tobi et Bruno Pochesci, qui illustrent le dossier, composant ainsi, pour commencer l’année 2017, un bouquet remarquable pour vous souhaiter une excellente année !

Ce monde nouveau sera malheureusement un monde sans André Ruel-lan, que nous avions connu aussi sous les pseudonymes de Kurt Steiner, Kurt Wargar, Kurt Dupont, et qui avait lui aussi ouvert des portes. Nous avions accueilli André Ruellan pour un dossier, et il nous avait accordé deux de ses dernières nouvelles. Mais les écrivains ne meurent jamais tout-à-fait, pour peu qu’on les lise encore. Alors, lisons ses livres ! Pour ma part, je reprendrai vo-lontiers le chemin du Disque rayé.

Bonne lecture

Pierre Gévart

Le 27 décembre 2016

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